PVT Canada: Notre expérience

PVT Canada: Notre expérience

Le PVT au Canada nous a conquis! En 2013, ayant tous les deux terminé nos études et ne se sentant pas de vocation particulière, nous avons tenté notre chance. Nous passerons ici les démarches pour l’obtention d’un tel visa car le site pvtiste.net vous fournira tous les renseignements nécessaires.

Un coup de chance!

Malgré de faibles quotas et donc des heures de stress dans l’attente d’une réponse, nous avons eu l’immense privilège de décrocher chacun le sésame tant convoité en février 2014. Cet objectif atteint, nous ne pouvions plus reculer: nous partirons pour un an au Canada et plus précisément à Montréal! Cette période de vie citadine s’est articulée en deux temps séparés par un road-trip de 3 mois. D’abord une première période au début de l’été de fin avril à début juillet, puis, la période hivernale du mois d’octobre à début avril.

C’est de cette expérience en tant que pvtiste que nous avons choisi de parler dans cet article. Nous allons vous la présenter autour de trois thèmes : le logement, l’emploi, et le budget de la vie quotidienne.

Se loger à Montréal en PVT

Montréal étant la plus grande ville du Québec, une multitude de logements s’offrent à vous. Pour notre arrivée et nous acclimater le temps de quelque jours, nous avons loué un studio par AirBnB. Celui-ci était situé sur le quartier du Plateau (le quartier français de Montréal) afin de nous permettre d’être en plein cœur de la ville et donc de la visiter facilement.

La colocation

A la suite de ces premiers jours, nous nous sommes décidés à emménager pour de vrai (nous ne savions pas encore que nous partirions en Road-Trip 2 mois plus tard) et nous avons donc cherché une chambre en collocation.

Où chercher?

Etant un couple, certains vont se demander pourquoi nous n’avons pas d’abord cherché un appart à nous deux, et bien simplement parce que la collocation nous a paru être le meilleur moyen de faire des connaissances et de se créer une vie sociale rapidement. Pour trouver votre bonheur, rien de plus simple, le site d’annonces Kijiji (l’équivalent de notre Boncoin) sera l’un des outils le mieux adapté à votre recherche. De notre côté, c’est grâce une nouvelle fois au site Pvtiste et à sa rubrique « petites annonces«  que nous avons trouvé.
Nous avons donc aménagé au cœur du quartier de Rosemont dans une collocation de 5 personnes.

Le prix

Le loyer était de 450 $ par mois tout inclus. A ce prix-là, nous disposions d’un espace privé important avec une chambre double aménagée de 20m2. Le reste de l’appartement était partagé avec nos colocataires mais petit bonus, nous avions accès à un jardin privatif et un balcon équipé d’un barbecue. Nous y sommes donc restés deux mois et y avons passé du bon temps !

Il est donc assez simple de trouver une collocation sur Montréal et cela même en couple (vous payez plus cher qu’une personne seule mais c’est normal).

La sous location meublée

Après être parti de Montréal pour notre road-trip, nous y sommes revenus pour y affronter l’hiver. La saison étant bien différente, moins de sorties extérieures que l’été et sa période des barbecues, nous avons décidé de nous trouver un appartement pour deux. Comme nous allions passer 6 mois à travailler, l’envie d’un vrai chez-soi nous a incité à cette fois, éviter la collocation. Pour ces différentes raisons, nous avons donc cherché une location meublée, nous ne voulions pas faire de grosses dépenses d’aménagement pour si peu de temps avant de rentrer en France.

Où chercher de la sous-location meublée?

Après des recherches rapides (petites annonces pvtistes), nous avons trouvé 2 jours plus tard une sous-location meublée pour 875$/mois tout inclus (chauffage, eau, internet ! ) en face du Parc La Fontaine. Cet appartement de 3 pièces était l’endroit idéal pour s’installer correctement mais de façon temporaire (pas d’achats de meubles). Bien placé, à deux pas du plateau, proche des transports et des commodités. C’est donc dans ce petit appartement que nous avons survécu à l’hiver canadien et que nous avons terminé notre expérience de Montréal.

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Vue de l’appart

〉〉〉   En bref

Il n’est vraiment pas difficile de se loger sur Montréal quand on est en PVT. Les annonces sont nombreuses. Attention cependant, étant une grande ville, les prix peuvent être assez élevés et le sont de plus en plus aux abords du centre (le Plateau et Dowtown). Egalement pour l’hiver, faites bien attention à ce que le chauffage soit inclus dans votre loyer ou que votre apparemment ne soit pas trop vétuste car la facture peut être vite élevée. Enfin comme précisé dans un autre article, choisissez un appartement aux abords d’une station de bus ou de métro, cela vous évitera de finir congelé…

Trouver un emploi en PVT

Et oui à un moment il faut bien en parler car dans Permis Vacances Travail, il y a aussi TRAVAIL…

Ici, selon les cas, l’expérience peut varier du tout au tout. Pour cette raison, notre cas ne reflète qu’une certaine image du marché du travail et ce que nous allons en dire ne s’appliquera pas à tous.

En PVT, de par la nature de leur visa, les personnes ne recherchent majoritairement que des petits-boulots et rarement des emplois d’avenir.

Pour notre part, cette année en PVT nous aura permis de nouvelles expériences et de développer de nouvelles compétences. Avant de commencer, précisons aussi que nous avons fait du fruit picking durant notre road-trip en Colombie Britannique. On en parle ici.

Où chercher ?

Kijiji : site de petites annonces, attention, les recherches peuvent y être fastidieuses.

Craigslist : annonces principalement en anglais mais site plus utilisé par les entreprises.

Pvtiste.netannonce d’emplois, de nombreuses offres adaptés aux détenteurs de PVT (petits boulots de courte durée).

Les conditions de travail.

Le marché de l’emploi au Québec est basé sur le modèle anglo-saxon, donc, plutôt libéral. Ainsi, La plupart du temps vous ne signerez aucun contrat de travail et commencerez votre emploi par un essai dont la durée et le paiement varieront selon les employeurs. De même, la rupture de votre contrat pourra intervenir à tout moment. La durée hebdomadaire de travail est d’en moyenne 40 heures pour un temps complet mais là aussi votre employeur a libre choix de l’augmenter ou de la baisser selon les semaines. Vous l’aurez compris, les conditions de travail fluctuent selon votre employeur, elles pourront donc être bonnes ou mauvaises. Dans tous les cas, l’absence de contrat fait que si cela ne vous convient pas vous pouvez quitter votre travail quand bon vous semble.

Le salaire

Le salaire minimum est fixé à 12,50 $ au 1er mai 2019 (fixé à 10,55$ quand nous y étions). Exception faite dans la restauration où il est inférieur du fait des pourboires « obligatoires ». Bien entendu, selon vos qualifications et l’emploi occupé vous pourrez bien sur l’augmenter. A noter, que vos taxes et impôts sont directement ponctionnées sur votre salaire ce qui donne lieu à des récupérations au moment de votre déclaration.

L’expérience d’Inês en PVT

Dans un magasin de cigarette électronique.

Arrivés en octobre nous avons commencé à chercher du travail rapidement après notre installation dans le nouvel appartement. J’ai trouvé un emploi de vendeuse dans une boutique de cigarettes électroniques en répondant à une annonce pvtiste. Plutôt bien payée (13$/h), mon employeur m’a confié la gestion d’une boutique. J’ai donc gardé cet emploi d’octobre à avril. L’expérience ne fût pas mauvaise : j’ai appris la gestion d’une boutique, pratiqué mon anglais. Par contre, la boutique était quand même souvent vide, les journées de travail semblaient parfois interminables…

L’expérience de Dim en PVT

De mon côté, les recherches furent un peu plus longues et j’ai dû envoyer énormément de CV.

Dans une entreprise de décorations de Noël.

J’ai démarré mon premier emploi qu’en novembre: une mission d’un mois auprès d’une entreprise de décorations de Noël. Travaillant pour la ville et des particuliers, en équipe, nous parcourions les rues de Montréal pour installer des lumières en extérieur.  Le salaire était assez élevé (13$/h), la durée de travail hebdomadaire aussi (en moyenne 45H), mes pauses étaient payées et mes heures supplémentaires aussi. Hormis le froid et la neige, de bonnes conditions ! Ce travail offrait un salaire conséquent mais les conditions de sécurité étaient plus que moyennes. Nous travaillions dehors sous la neige, sur des échelles hautes (de 3 à 7m) sans aucune protection.

A la fin de cette mission j’ai donc décidé de chercher un emploi moins dangereux et en intérieur, l’avantage du PVT, c’est qu’on peut changer d’employeur! Les recherches furent cependant longues et fastidieuses. Après avoir envoyé des tonnes de CV via les sites d’annonces et m’être déplacé à plein d’endroits, ce n’est qu’au mois de janvier que l’on m’a appelé pour un poste.

 Dans un café.

Finalement, j’ai commencé comme commis de comptoir, aide cuisine et barrista dans un café au centre-ville (à 15min en bus de chez nous). Une nouvelle expérience donc qui dura de janvier à avril. J’en garde un souvenir positif, c’était vraiment top de découvrir un nouvel univers que je ne connaissais pas. Le salaire était au minimum et la durée hebdomadaire de 30h mais grâce aux pourboires je m’en suis plutôt bien sorti.

Direction les urgences!

Malheureusement, cette expérience en restauration m’a fait découvrir les méandres de l’indemnisation des accidents du travail au Québec. Je n’ai pas eu un gros accident, je me suis seulement lacéré un doigt sur 5 cm en travaillant. Obligé d’aller à l’hôpital pour que l’on me fasse des points (on me met aussi en arrêt de travail une semaine), j’y apprends que du fait de ma non-résidence québécoise, je devrais m’en sortir avec une facture de 800$…

Comment faire?

Mécontent et râleur (comme tout bon français), j’en informe mon employeur qui me dit ne rien pouvoir y faire. Comment se fait-il que je doive payer les soins découlant d’un accident de travail ? Tenez-vous bien, après de longues recherches (et en attendant l’arrivée de la facture chez moi), je me renseigne et découvre que c’est à moi de déclarer mon accident et de remplir plusieurs formulaires pour que je ne paye pas ma facture d’hôpital. En somme, l’employeur n’est tenu d’aucune obligation factuelle. Au bout de deux mois de démarches, j’ai finalement réussi à faire reconnaître l’accident et à ne pas payer ma facture d’hôpital. C’est dans ces moments que l’on se rencontre des bienfaits de la protection  du travailleur en France.

〉〉〉  En bref

Globalement nous n’avons pas eu trop de mal à trouver du travail en PVT, et cela nous a permis de plutôt bien vivre en payant un loyer similaire à celui que nous avions à Bordeaux. Coté expérience, ce n’est peut-être pas le must mais la réactivité du marché du travail nous a forcé à nous adapter à de nouvelles conditions de travail et d’exigences. Au final, même avec des petits-boulots, nous avons quand même des compétences acquises dans divers environnements à mettre en avant.

Puisque nous avons parlé boulot, nous souhaitions vous faire un petit récapitulatif de notre budget pour la vie quotidienne pendant cet hiver.

La vie quotidienne en PVT

Globalement, lorsque vous gagnez et vivez votre vie en dollars canadiens, le coût de la vie est relativement similaire à une ville comme Bordeaux, si ce n’est un peu moins cher pour les bars (parfait pour nous).
Ainsi, on vous laisse une petite liste.

Notre loyer : 875$.
L’abonnement Métro-Bus : 87 $/ mois

Budget hebdomadaire nourriture : 120$ pour deux
Budget extra (sorties, verres etc…) : 80 $/ pers
Total = 1329 $ pour deux au mois. Ce qui en travaillant à temps plein vous laisse de quoi faire des économies pour vous offrir des virées bonus : Québec, New-York, chalet, etc…

〉〉〉 Bilan de ces 8 mois de PVT à Montréal

La découverte d’une ville géniale, où on vit un été de fou furieux rempli d’événements en extérieur que ce soit des festivals, des après-midi calés entre potes, des soirées par dizaines ou de simples barbecues entre colocs. Les québécois ont vraiment le sens de la fête, un civisme irréprochable et une facilité à dialoguer. En tout cas durant nos deux premiers mois on ne s’y est pas ennuyé une seule seconde. Dans un autre registre, un hiver certes long et extrêmement froid mais tout aussi vivant. Montréal recèle pendant cette période, d’endroits chaleureux pour se réchauffer et rencontrer du monde. Mais dans cette ville, le froid n’effraie personne et toutes les occasions sont bonnes pour y faire la fête. L’expérience de PVT est parfaite pour réellement vivre une forme de stabilité en territoire étranger. Spécialement car le travail vous en apprend long tant sur vous-même et votre capacité d’écoute et d’adaptation à un milieu nouveau que sur la vie quotidienne des « locaux ».

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